Sofies verkehrte Welt

Intolérance religieuse

Reagan Mwanaweka après le cult. Photo: privée

Je suis baptisé catholique et j’assume ma religion. Je crois en un seul Dieu et en Jésus Christ. Je partage les versets biblique sur l’amour, la tolérance et le vivre ensemble. Mais je pense que la religion pose certains problèmes en Afrique.

Je partage les idées religieuses non parce que mes parents mon baptisés dans cette croyance. Je les partage parce que certaines valeurs qui y sont enseignées sont humainement acceptables, selon mon avis. Elles sont une exigence pour le bien de tous.

Je ne juge pas ceux qui croient à d’autres croyances que moi. Je ne peux même pas oser les comparer avec ma foi. Ils sont libres de leurs choix.

Pourtant assez de mes pairs dans la société africaine, précisément à Goma en République Démocratique du Congo, ou je prie s’arrogent ce droit. Ils se cachent derrière la religion pour manipuler les jeunes.

Pour moi le danger est à venir si le débat n’est pas ouvert sur cette problématique. C’est par exemple la montée de l’intolérance. Elle est déjà visible, même si certains ne s’aperçoivent ou évitent d’en parler en place publique

J’ai vu des jeunes de mon âge ou plus que de mon âge se refuser le droit de ne pas marier les personnes qu’ils prétendaient aimer pour une incompréhension religieuse. On entend des phrases comme les suivantes : « Ton partenaire est de telle religion, il devrait changer sa religion avant le mariage pour que nous cautionnons votre couple ». « Pour avoir un travail dans cette organisation vous devez être de notre religion ».

Exclus des cours à l’école

Quand je fus à l’école secondaire, certains collègues ont été exclus des tous les cours pour n’avoir pas participé à un culte catholique pourtant ils étaient protestants ou musulman ou d’autres confessions. La religion a beaucoup d’impact sur les jeunes en Afrique.

La catéchèse à Goma commence déjà dès les bas âges, dès que l’enfant commence à parler, en tout cas dans beaucoup des familles. Il s’identifient déjà à la religion de leurs parents. C’est qui est normal, vu que le parent a le droit d’éduquer son enfant selon son entendement.

Mais c’est parfois un endoctrinement à Goma. On les enseigne qu’il ne faut jamais être d’une autre religion car « ces autres religions » sont « égarées et non pas la raison ». Ils grandissent ainsi, et dans leurs esprits la phobie sur croyant contraire prend place. Ils prennent des positions de leurs parents et la culture du débat religieux est exclue en famille.

La conséquence est, qu’il se développe une intolérance religieuse dans le chef de certains croyants. Certaines églises de réveilles, protestantes, catholiques ou musulmanes prêchent des discours conservateurs. Il existe aussi des sectes à Goma, mais toutes ces religions semblent avoir un même discours aux conséquences néfastes.

Ma façon de voir les choses est une demande aux parents et aux jeunes. Les parents devraient délibérément parler de la bonté des autres religions à leurs enfants. C’est la bonne façon de les éduquer pour qu’ils prennent des choix une fois mature.

Mais les parents ont parfois peur non de l’égarement spirituel de leurs enfants, mais qu’ils choisissent appartenir à une autre religion que la leur.

Aux jeunes, je demande, à prendre conscience des enjeux religieuses et mettre en place une ligne de conduite favorisant une multi-culturalité religieuse, mais aussi à se centrer sur des valeurs humainement acceptables.

Reagan Mwanaweka

Religiöse Intoleranz

Ich bin Katholik, glaube an den einen Gott und an Jesus Christus. Ich befolge die Bibelverse über Liebe, Toleranz und das zusammen Leben.

Ich teile diese Ideen nicht, weil meine Eltern mich katholisch getauft haben. Ich teile sie, weil ich diese Ideen für unabdingbar für das menschliche Miteinander halte.

Allerdings gibt es in Afrika, auch bei uns in Goma im Ostkongo, Leute, die mit Hilfe der Religion Jugendliche manipulieren. Ich halte es für eine Gefajr, wenn nicht offen über religiöse Intoleranz gesprochen wird. Sie existiert bei uns, ist aber ein Tabu.

Ich habe Menschen in meinem Alter oder älter gesehen, die nicht ihren Liebsten oder ihre Liebste heiraten, nur weil sie die Religion missverstehen. Man hört Sätze wie: „Wenn Ihr heiraten wollt, muss Dein Partner unsere Religion annehmen.“ „Wenn Sie bei uns arbeiten wollen, müssen Sie unserer Religionsgemeinschaft angehören“.

Als ich in der Schule war, wurden Mitschüler von allen Kursen ausgeschlossen, nur weil sie nicht den katholischen Gottesdienst besucht hatten. Dabei waren sie Protestanten, Moslems oder glaubten an eine noch andere Religion. In Afrika macht die Religion uns jungen Menschen das Leben schwer.

Die Katechese beginnt in Goma, sobald die Kinder anfangen zu sprechen. Die Kleinen identifizieren sich mit der Religion der Eltern. Das ist normal. Und die Eltern haben das Recht, ihre Kinder nach ihrem Glauben zu erziehen.

Aber manchmal gerät das zu Hetze. Die Eltern lassen kein gutes Haar an anderen Religionen. Die Kinder wachsen mit dieser Doktrin auf, und es gibt auch keine Diskussionen über Religion in den Familien.

Die Folge ist religiöse Intoleranz. Die gibt es in sämtlichen Kirchen bei uns, in evangelischen, katholischen, moslemischen, in Erweckungskirchen. Das ist verheerend.

Ich richte deshalb einen Appell an Eltern und Kinder. Die Eltern sollen auch die guten Seiten anderer Religionen erwähnen. Es ist gut, die Kinder offen zu erziehen und ihnen eines Tages die Wahl zu lassen, welcher Glaubensgemeinschaft sie angehören wollen.

Aber die Eltern haben Angst. Nicht nur aus spirituellen Gründen, sondern einfach nur davor, dass die Kinder eine andere Religion annehmen könnten.

Den Jugendlichen rate ich, sich der religiösen Spielchen bewusst zu sein und bezüglich der Religion eine multi-kulturelle Haltung anzunehmen. Vor allem aber sollten sich alle auf die menschlichen Werte besinnen.

Übersetzung: ju

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