Enfant, couche-toi !

Avoir sa propre opinion ? Contester les parents ? Impossible ! Au Congo les enfants ne peuvent pas s’exprimer. Seine eigene Meinung haben? Die Eltern kritisieren? Unmöglich! Im Kongo werden die Wünsche der Kinder nicht ernst genommen.

Schüler in Goma dürfen endlich einmal ihre Meinung sagen. Foto: Tayna

Schüler und Lehrer in Goma reden offen über Tabus wie Sexualität. Foto: Tayna

 

Par Reagan Mwanaweka

Dans nombreuses familles à Goma en République Démocratique du Congo, il est souvent considéré de prétentieux ou incorrect qu’un enfant exprime un point de vue contraire de ses parents. Et le pire c’est, si un enfant prend un choix contraire à celui des ses parents.

Cette différence d’opinion est souvent sources d’incompréhensions et conflits des générations. Pour casser cette barrière, des journalistes à travers une émission débat en live renaissent la discussion entre enfants et parent pour valoriser la cohabitation pacifique et la démocratie en débutant dans les milieux familiaux. Cet article est inspiré d’une production réalisé avec les élèves et professeurs de l’institut Majengo sur le thème «comment vivre la démocratie en famille ».

« Mes amis m’apprennent tout à la place de mes parents ! » lance une jeune élève de 5ieme année secondaire. Pour elle et certains jeunes élèves filles ou garçons de son âge, les parents sont souvent des « maîtres que proches ». On comprend facilement la situation difficile voir un peu impossible pour ces parents de se mette dans la peau des choix, préférences ou décisions de leurs enfants. Les enfants en sont très inquiets.

« Moi je batonne les enfants s’ils ne m’écoutent pas» déclare à la foule d’élèves un professeur dans cette émission débat live de la radio télévision communautaire Tayna, une chaîne locale de Goma. Lui comme certains parents pratiquent effectivement cette méthode pour corriger ou éduquer les enfants. La pédagogie moderne dit pourtant que ceci n’est pas une méthode !

Parler contre la frustration

Je n’avais jamais vu depuis les 3 ans de ma carrier de journaliste des jeunes élèves s’exprimer avec autant de frustrations et ouvertures sur des sujets quotidiens et sensibles dans un milieu public surtout que nous sommes dans une école.

Alors que leurs professeurs sont présents dans le débat, les élèves parlent par exemple de leur sexualité : Un sujet extrêmement tabou à l’est du Congo que pas mal des parents n’osent pas aborder avec leurs enfants . Les parents bloquent la liberté à leurs enfants. Ceci pourrait aussi être une autre source de délinquance juvénile

Au début de l’émission, les élèves ont semblé se réserver mais ont pris goût du débat après l’intervention. Au final de cette émission les élèves ont beaucoup sollicité la parole. Ce qui implique qu’il faut toujours le provoquer à s’exprimer.

 

Kind, halt die Klappe !

Seine eigene Meinung haben? Die Eltern kritisieren? Unmöglich! Viele Familien in Goma, Ostkongo, sehen das als unpassend und falsch an. Die Kinder dürfen ihre Wünsche nicht nennen. Als besonders schlimm gilt es, wenn sie gar etwas anderes tun als die Eltern wollen.

Solche Meinungsverschiedenheiten führen häufig zu Unverständnis und Konflikten zwischen den Generationen. In einer Debatten-Sendung haben Radiojournalisten in Goma versucht, die Diskussion zwischen Eltern und Kindern in Gang zu bringen. Sie wollen damit zum friedlichen Miteinander und zum Demokratieverständnis in der Familie beitragen.

Dieser Artikel bezieht sich auf die Debatte mit Schülern und Lehrern in der Schule Majengo in Goma zum Thema: „Wie können Familien nach demokratische Prinzipien leben“.

„Meine Freunde, statt meine Eltern, erklären mir alles“, sagt eine Schülerin der Mittelstufe. Sie findet, wie viele andere Jugendliche, dass die Eltern eher Befehlsgeber als Lebensbegleiter sind. Die Aussagen zeigen, dass sich viele Eltern nicht in ihre Kinder hinein versetzen können oder wollen. Sie ignorieren ihre Wünsche einfach. Das verunsichert viele Jugendliche.

„Ich schlage die Kinder mit einem Stock, wenn sie nicht auf mich hören“, erklärt ein Lehrer und Vater in der Sendung von Radio Tayna in Goma. Diese Methode wenden viele Eltern an, um die Kinder zu erziehen. Dabei lehrt uns die moderne Pädagogik, dass Schlagen kein Mittel der Erziehung ist.

Noch nie habe ich in den drei Jahren, in denen ich nun als Journalist arbeite, junge Leute erlebt, die so offen und so frustriert über ihre Erfahrungen gesprochen haben wie in dieser Sendung. Und das, wo es sich um ein Tabuthema handelt, und wo die Lehrer und die Schüler direkt nebeneinander gesessen sind.

Selbst über Sexualität haben die Schüler gesprochen, obwohl die Lehrer anwesend waren. Das ist im Ostkongo normalerweise total tabu. Selbst viele Eltern reden zu Hause nicht mit ihren Kindern darüber. Sie akzeptieren auch nicht die Freiheit ihrer Kinder. Vielleicht ist das sogar ein Grund, die Jugendliche in die Kriminalität treibt (Anmerkung der Redaktion: Im Kongo gilt Geschlechtsverkehr von Jugendlichen unter 18 als Vergewaltigung, selbst wenn Mädchen und Junge einverstanden sind).

Am Anfang der Sendung waren alle ein wenig schüchtern. Aber im Verlauf wurde die Debatte unglaublich lebendig. Das zeigt, dass die Jugendlichen das Bedürfnis haben, zu reden.

Reagan Mwanaweka, Übersetzung jth

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